Violations des droits de l’homme au Cachemire Indien

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A en juger par le bilan de la réponse des États-Unis et de la fraternité des nations à la question du Cachemire et aux violations indiennes des droits de l’homme qui ont été correctement documentées par les organisations internationales compétentes, les preuves sont formelles.
Bien que le Secrétaire général de l’ONU ait offert la médiation, il a néanmoins renoncé à exprimer sa désapprobation face aux atrocités indiennes au Cachemire. En réalité, les principes des relations interétatiques, tels qu’ils sont inscrits dans la Charte des Nations Unies et les droits de l’homme internationalement reconnus, sont affirmés sélectivement par les pouvoirs en place, car ils sont toujours perçus par le biais de leurs propres intérêts stratégiques mondiaux.
La lutte des Kashmiris pour la liberté, qui était considérée comme un droit légitime du peuple du Cachemire avant les événements du 9 septembre 2001, a ensuite été assimilée au terrorisme après cet incident fatidique, pour les raisons évidentes. Cela a encouragé l’Inde non seulement à poursuivre sa politique oppressive au Cachemire mais également à utiliser l’épouvantail du terrorisme pour justifier ses actions. Modi, qui était un paria déclaré, est soudain devenu l’invité bienvenu aux Etats-Unis. Sa politique et le traitement des minorités en Inde, y compris l’encouragement systématique de la haine envers les musulmans, sont passé inaperçus, grâce à l’opportunisme politique et la revendication autoproclamée des intérêts mondiaux.
La situation actuelle au Cachemire est également le résultat des politiques arbitraires coercitives du gouvernement de Modi qui poursuit sa politique délibérée pour changer la réalité démographique au Jammu-et-Cachemire en installant des pandits hindous dans la vallée. Il a également pris des mesures pour abroger l’article 370 de la Constitution indienne, qui confère un statut particulier à l’état du Cachemire. Toutes ces actions sont non seulement contraires à l’esprit des résolutions de l’ONU, mais représentent des tentatives délibérées de la part du gouvernement de Modi de réprimer le peuple du Cachemire et leur refuser leur droit fondamental à l’autodétermination. Il refuse d’admettre que la poursuite de ces politiques oppressives aura des conséquences tragiques.
Le gouvernement du Pakistan, étant lui-même partie au conflit du Cachemire, a justement réitéré son soutien diplomatique, politique et moral sans faille au peuple Cachemiri. Ses réponses légitimes à la situation actuelle sont la condamnation la plus ferme de l’assassinat de Burhan Wani et des Cachemiris innocents, la décision d’observer le 19 juillet comme « journée noire » pour exprimer sa solidarité avec le peuple du Cachemire et sensibiliser le monde sur la violation par l’Inde des droits de l’homme, et l’initiative de soulever la question dans les forums internationaux.
L’ambassadeur du Pakistan à l’ONU Maleeha Lodhi a souligné avec force les brutalités indiennes devant l’Assemblée générale de l’ONU et a rappelé à la communauté internationale que permettre au peuple du Cachemire d’exercer son droit à l’autodétermination sous les auspices de l’ONU était la seule façon de résoudre ce différend de longue date et d’établir la paix et la sécurité durables en Asie du Sud. Comme prévu, le représentant de l’Inde s’est opposé à cette initiative, et a essayé de dépeindre le Pakistan comme un bailleur du terrorisme qui abusait la tribune des Nations Unies en soulevant la question du Cachemire.
Une objection absurde de la part de l’Inde, compte tenu des résolutions de l’ONU, l’accord de Simla, et les résolutions 91 et 122 des Nations Unies qui reconnaissent le Cachemire comme étant un territoire contesté dont le sort doit être décidé selon les résolutions de l’ONU et de sa Charte. Dans les circonstances actuelles, le Pakistan doit de nouveau soulever officiellement la question du Cachemire à l’ONU et la faire inscrire à l’ordre du jour des questions non résolues de l’ONU. Malgré l’accord bilatéral convenu sous l’accord de Simla pour résoudre le problème du Cachemire, le Pakistan est tout à fait dans son droit de soulever la question à l’ONU et à la poursuivre vigoureusement.
L’accord bilatéral ne change pas l’état du litige. Il n’empêche pas non plus la possibilité de soulever la question du conflit à nouveau à l’ONU dans le cas où l’accord bilatéral échoue à trouver une solution. Article 103 de la Charte des Nations Unies dit «Dans le cas d’un conflit entre les obligations des membres des Nations Unies en vertu de la présente Charte et leurs obligations en vertu de tout autre accord international, leurs obligations en vertu de la présente charte prévaudront.” Cela signifie que les résolutions de l’ONU sur le Cachemire auront préséance sur tous les autres accords internationaux sur la même question. Il est donc très clair que le statut juridique et les obligations des parties au différend en vertu des résolutions des Nations Unies et celle du Conseil de sécurité de faire respecter ses résolutions, restent inchangées.

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