Attentat meurtrier à Madagascar lors des célébrations de la fête nationale

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Un attentat à la grenade, lié selon le président malgache à une « divergence » politique mais non encore renvediqué, a fait au moins deux morts et 84 blessés, dimanche 26 juin, dans un stade d’Antananarivo lors des célébrations de la fête nationale malgache.

L’explosion a eu lieu vers 19 heures (heure locale) dans le stade municipal de Mahamasina, où se tenait un concert gratuit donné à l’occasion du 57eanniversaire de l’indépendance de cette ancienne colonie française.

Sans donner aucune information sur l’enquête en cours, le président Hery Rajaonarimampianina, qui s’est rendu à l’hôpital où les victimes ont été prises en charge, a rapidement évoqué une piste politique.

« Une divergence de point de vue peut exister entre nous. Mais les actes de déstabilisation sont inadmissibles. On ne peut pas tuer comme ça lapopulation », a-t-il déclaré, dans une déclaration diffusée par la télévision nationale. Cet acte « n’est pas seulement une déstabilisation mais un acte de terrorisme qui est allé jusqu’à des homicides », a ajouté le chef de l’Etat, lançant un appel au calme à la population, précisant : « On ne va pasrépondre à la violence par la violence mais par l’application de la loi, le plus sévèrement possible. »

Longue instabilité politique

Selon un dernier bilan donné par la gendarmerie dans la nuit, l’attaque a fait deux morts, des adolescents âgés de 16 et 18 ans, et 84 blessés.

« C’est une grenade qui est à l’origine de la déflagration. On peut le qualifierd’acte terroriste », a déclaré à l’AFP de son côté le général Anthony Rakotoarison, directeur de la sécurité et des renseignements de la gendarmerie.

Le dernier attentat à Madagascar remontait au 25 janvier 2014. Déjà l’explosion d’une grenade avait fait un mort et plusieurs blessés à l’extérieur du même stade, dans la rue.

L’auteur n’avait jamais été arrêté et les circonstances de cet attentat n’ont pas encore été élucidées.

Madagascar s’efforce d’émerger doucement d’une très longue période d’instabilité politique, débutée lorsqu’en 2009 le jeune maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, avait renversé le président Marc Ravalomanana.

M. Rajoelina avait ensuite dirigé un régime dit « de transition » qui a duré cinq années avant que ne soit trouvée une sortie de crise fin 2013 avec l’organisation d’une élection présidentielle remportée par Hery Rajaonarimampianina.

En mai 2015, le président avait été destitué par l’Assemblée nationale, mais la décision avait finalement été rejetée par la justice malgache. Les donateurs internationaux, qui avaient mis un frein aux aides en 2009, commencent tout juste à revenir, et l’économie sinistrée par les années de crise reprend de timides couleurs.

Le pays reste cependant l’un des plus pauvres du monde : 90 % de la population survit avec moins de deux dollars par jour, et Madagascar occupe la quatrième place mondiale en terme de malnutrition chronique.

” liva marvin”

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